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Accueil > 1 - S’informer > Vivre un deuil périnatal après une IMG, une MFIU ou un accouchement accidentel >

Un de vos proche est touché par un deuil périnatal… Que dire ? Que faire ?


Accompagner un proche qui vient de vivre un deuil périnatal n’est pas simple. Parfois et même souvent, on n’a pas vu l’enfant ou il n’était alors qu’un projet en devenir, voire il n’était pas une personne à part entière…

Pourtant la nostalgie des parents est foudroyante, peut paraître excessive à qui n’a pas perdu un enfant dans de telles circonstances. Excessive d’avoir si mal pour quelque chose, quelqu’un qui n’a pas existé…

C’est probablement dû à un problème de reconnaissance… En parlant de leur enfant, les parents souhaitent faire le connaître, souhaitent même le faire reconnaître à sa juste place.

Les parents ont perdu un enfant tandis que les proches pensent plus à des problèmes "Il vaut mieux cela qu’un enfant handicapé…’… Comme pour tout enfant, il a été conçu, désiré, admiré lors des échographies, il a ému par ses premiers mouvements dans le ventre… Les parents étaient fiers, heureux d’aller acheter le matériel de puériculture. Cependant, parfois, les parents ont dû poser des choix très importants à son égard. Enfin, la femme a vécu un accouchement comme toute femme, par voie basse. Certains ont organisé des funérailles, ont enterré leur enfant, ou ont préféré la crémation.

Ils ne peuvent cependant évoquer de cet enfant que ce qu’ils ont vécu en commun, la grossesse puis la rencontre. Pour eux, cela n’est pas morbide puisque l’amour qu’ils ont pour leur enfant est bien plus forte que le récit de la mort ; c’est tout simplement leur vécu, extrêmement court, avec cet enfant.

Il est donc important de donner une existence sociale, au sein de la famille, de la fratrie ou du réseau amical. Les parents seront rassurés quand ils verront que cet enfant "compte" également pour vous.

Vous pouvez proposer aux parents de participer à la préparation des funérailles, que ce soit une cérémonie religieuse ou un simple moment autour du cercueil, en choisissant une chanson ou un texte.

Vous pouvez témoigner de votre attachement en ayant des petits mots de compassion lors des fêtes de Noël, lors de la fête des mères ou des pères, lors des anniversaires et ce même des années après…

Enfin, une phrase commune entendu par tous les parents : "ce n’est pas grave, vous êtes jeunes, vous en referez un autre…" Perdre un enfant est toujours grave, que l’on soit jeune ou pas… Et un autre enfant ne remplacera jamais l’enfant perdu. Dites simplement que vous regrettez de ne pas avoir fait sa connaissance, qu’il vous manque également…

mise en ligne le jeudi 4 octobre 2007